Archives mensuelles : novembre 2012

Tester, tout un art

Bien le bonjour. Aujourd’hui, nous allons aborder la partie tests d’une application. Je pensais attaquer directement sur des exemples de tests appliqués à Pibou mais nous allons d’abords discuter  de façon plus générale.

Pourquoi tester ?

L’utilité des tests est un grand sujet de débat. Pour ma part ils servent pour plusieurs choses :

Le design

La réalisation de tests aide à structurer son code. Ceci pour plusieurs raisons :

  • Les tests nécessitent une réflexion sur la façon de découpler son code.
  • Les tests mettent en pratique votre pensée et les concepts que vous voulez implémenter. C’est du « code d’intention », votre design va évoluer au fur et à mesure que vous allez le mettre en pratique dans le contexte d’utilisation.
  • Dans une logique de TDD (voir chapitre suivant), ils vont peu à peu changer votre façon d’aborder le développement.

La validation des fonctionnalités

Les tests sont à la fois l’expression des besoins fonctionnels et celle du comportement de votre code.
Il va permettre de valider ce qu’attend l’utilisateur mais également fixer le comportement, c’est une forme de spécification via des cas d’utilisations.

Le filet de sécurité

Les tests sont également là pour s’assurer de la non régression. Cette sécurité améliore les conditions de développement pour la maintenance, l’évolution et le refactoring du code. Combien de fois avez vous évité une refonte car vous n’étiez pas sûr de ne pas ‘casser’ quelque chose ? 😉

La documentation

Contrairement à une documentation « classique »  (type javadoc, wiki, doc, etc..), votre code se doit d’être à jour pour fonctionner.
L’écriture des tests nous indique comment le code doit se comporter mais également l’approche des personnes qui l’ont écrit. Les cas d’utilisation et les limites.

L’apprentissage

Si vous découvrez une nouvelle API ou un nouveau framework, l’utilisation de tests pour comprendre et découvrir est une excellente approche. Non seulement les tests mettront en évidence le comportement mais ils permettront également de fixer ce que vous attendez. Si le framework ou l’API évoluent, ces tests vous montrerons les changements qui impactent votre utilisation.

Un petit mot sur le TDD

Le Test Driven Development est une approche qui prône pour l’écriture des tests avant le code de production mais pas que. On peut le résumer par un cycle de développement tel que:

  1. Ecrire un test pour valider une fonctionnalité ciblé du code
  2. Faire échouer le test
  3. Ecrire le code de production qui répond à ce test
  4. Faire réussir le test
  5. Refactorer son code chaque fois que nécessaire à partir d’une suite de tests valide
Il s’agit de cycles courts qui doivent cibler des parties spécifiques du code. C’est un développement itératif et incrémental où chaque étape est une  évolution stable du code en fonction des besoins.

Les types de tests

  • Il y a les tests unitaires qui sont des tests en isolation. Il servent à tester spécifiquement des parties du code ‘de façon unitaire’.
  • Les tests d’intégration testent le comportement plus global de l’application. Il vérifient  les liens entre les différentes parties du code.
  • On parle parfois de test d’intégration pour les tests d’interface graphique. Il s’agit dans la plupart des cas de framework qui permettent de simuler des actions utilisateurs (click, changement de pages, remplissage de formulaires)
  • Il y a les tests fonctionnels qui sont la vérification du besoin métier. Ces tests sont plus souvent écrit dans un langage proche du métier et peuvent correspondre à des scénarios d’utilisation.
  • Les tests de performances poussent le code dans ses retranchements (mémoire, rapidité, scalabilité, charge).

Les limites

La rédaction de tests est un fabuleux outils de design, un filet de sécurité et une documentation. Mais pour que ça marche, il faut prendre soin du code de test autant que du code de production. Il doit rester le plus clair possible, à jour et doit évoluer en même temps que le code de production.

Il faut parfois se méfier de l’envie de tester systématiquement chaque méthode, il vaut mieux tester des fonctionnalités. Il faut également garder une cohérence dans le code, le test est là pour mettre en avant les problèmes potentiels, il ne doit pas en créer. Les tests doivent être facilement utilisables et relativement rapides pour tous les développeurs au risque d’être délaissés et donc inutiles.

Références

Déballage du Nexus4, le google phone par LG

Bien le bonjour,

Après quelques frayeurs au moment de la commande puis de la livraison, je vous propose quelques photos du déballage du Nexus 4.

 

Les premières impressions

Le Nexus 4 a une bonne prise en main et je trouve que les finitions sont nickels. Pas de mauvaise surprise pour la configuration, tout se fait sans soucis. J’avais des craintes pour l’espace mémoire disponible (16Go) à cause des médias mais avec google drive et google Music, j’ai déjà la majorité de ma consommation multimédia « dans le cloud ».

Je sors d’un htc hero alors coté performance je suis gâté ! L’utilisation est très fluide, les images impeccables et ma partie de « cut the rope » n’avait rien à envier a mon IPad. Pour le fun, j’ai installé mes appli avec la détection vocale, la encore du pur bonheur…

Bref, je suis très content de cet achat, enfin de retour dans l’air du temps.  N’hésitez pas à me poser des questions. En attendant, je retourne jouer avec 😉

@Bientôt

 

IDE rails la suite : NetBeans puis RubyMine

Bien le bonjour, suite aux mésaventures avec Aptana (cf: Aptana, finalement pas…), j’ai tenté NetBeans puis Rubymine.

NetBeans

Installation

Une fois NetBeans installé, il faut télécharger  les plugins pour rails et les installer via Tools>plugins>downloaded. Et là, c’est le drame :

  • L’ordre d’installation des plugins du package n’est pas géré. Du coup, il faut le faire à la main.
  • Il me manque des plugins mais pas de lien direct pour les charger
  • Il n’y a pas de quoi sélectionner/déselectionner tout dans la liste des éléments téléchargés
  • L’installation met beaucoup, beaucoup de temps

Conclusion

Je n’ai peut-être pas eu de chance, et j’avais surement moins de patience qu’avec Aptana mais ça ne c’est pas bien passé. Au final, je n’ai pas résisté à la lenteur d’installation et aux problèmes de compatibilité et de gestion de dépendances de plugins, SUIVANT 🙂

RubyMine

Installation

Nouvelle IDE, nouvelle installation. Soyons clair, il s’agit d’un produit spécifique de développement rails payant (voir tarifs).  Mais cela veut dire aussi :

J’ai ajouté mon compte Github et j’ai précisé le projet que je voulais récupérer, aucun soucis pour la mise en place du projet. Puis, j’ai mis mon GemFile à jour pour lancer les tests avec test-unit et avoir quelques statistiques :
group :test, :development do
  gem 'sqlite3'
  gem 'test-unit'
  # Used by rubymine to display test statistics
  gem 'ruby-prof'
end

Les messages d’aide  sont clairs. Il y a même  une popup qui propose un lien pour lancer l’installation d’une Gem manquante.

Conclusion

C’est le seul qui ne m’a pas nécessité une recherche avancée pour installer mon environnement. Et c’est également le seul qui a pu me lancer mes tests sans problème. Je vous l’accorde, ce n’est qu’un début.  Je vais profiter du mois de période d’essai pour voir s’il vaut le coût. @bientôt

Aptana, finalement pas…

Bien le bonjour,

je pensais publier mon 1er article sur les tests rails cette semaine. Je n’ai malheureusement pas pu le faire suite à des difficultés avec Aptana (sous windows).

Le problème

En fait, il y a des conflits entre la configuration « générale » de rails et la configuration de l’IDE.  Le problème aurait pu être rapidement réglé si RadRails proposait une configuration plus fournie via les préférences (définition des paths par exemple). Cette petite mésaventure m’a conduit à plusieurs choses :

  • La manipulation des paths de mon windows pour remplacer les éléments installés par Aptana par ma configuration
  • La manipulation des gems « à la main »
  • L’installation du plugin Aptana pour eclipse (pour voir s’il avait une meilleure configuration)

Conclusion

Il est possible de faire marcher plus ou moins tout ça mais au prix de « bidouillages » qui ne me semblent pas pérennes. Je pense qu’il s’agit en grande partie de l’environnement Windowsien qui est moins accueillant pour ce genre de technologie. Bref, j’ai décidé de me passer d’Aptana et de tester d’autres IDE. Le prochain sur ma liste est Netbeans.

NB: Je suis peut-être passé à côté d’une opération simple, n’hésitez pas à partager votre expérience 😉

@Bientôt

Reprise de Pibou : Git, Rails et Heroku avec Windows

Bien le bonjour,

Comme promis, nous allons continuer Pibou sous Windows. Au menu du jour :

  1. Installer un environnement de développement Rails sous Windows
  2. Récupérer le projet Pibou qui est resté au chaud sur github 
  3. Tester le déploiement du projet sur heroku depuis Windows

Ruby & rails

  • Pour installer Ruby sur notre poste, nous allons utiliser rubyinstaller & ruby developement kit (outils pour les extensions natives) téléchargeables tous deux sur http://rubyinstaller.org/downloads/
  • Une fois Ruby installé, nous trouvons tout ce qu’il nous faut dans C:\Ruby193\bin (par défaut) et RubyGem prêt à servir
  • Pour le kit de développement, il suffit de suivre les instructions du wiki
  • Vous risquez devoir installer Python, allez faire un tour sur http://www.python.org/getit/ (ajoutez le répertoire d’installation dans votre path)
  • Pour se préparer à l’utilisation de SQLite3, nous allons l’installer à partir du zip pour windows
    1. déposer avec délicatesse les fichiers sqlite3.dll & sqlite3.def dans notre répertoire tout neuf C:\Ruby193\bin
    2. Lancer la commande gem install sqlite3 dans votre shell préféré
  • Tant que nous avons le shell sous la main, installons rails avec la commande gem install rails (il y en a pour un petit moment)

Et voila, vous pouvez vérifier votre installation via les commandes ruby –version  & rails –version

IDE & Récupération du projet pibou

  • Si vous ne l’avez pas déjà, installez GIT
  • Nous allons installer Aptana histoire de tester l’un des IDE gratuit les plus utilisé pour le développement web.
  • Puis, nous allons utiliser l’import Git avec l’url github du projet https://github.com/jbdoumenjou/pibou.git
  • Nous allons profiter de problèmes de compatibilité pour mettre à jour le Gemfile
      • Petite mise à jour de Rails en 3.2.8
    gem 'rails', '3.2.8'
      • Nous allons passer therubyracer dans le scope de production
    group :production do
      gem 'pg'
      gem 'libv8', '3.11.8.0'
      # See https://github.com/sstephenson/execjs#readme for more supported runtimes
      gem 'therubyracer', :platform => :ruby
    end
  • Un bundle install plus tard et nous sommes à jour
  • N’oublions pas d’indexer nos changements
    • git add Gemfile Gemfile.lock
  • Puis de les ajouter au dépôt local
    • git commit -m « Worked on the configuration to develop under windows »
  • Ces modifications sont visibles sur github
  • Pour lancer le projet sur notre poste, il faut commencer par générer la base
    • rake db:migrate
  • Puis lancer le server
    • rails s
  • Et vérifier sur http://localhost:3000/movies que nous avons bien l’application

Le dépoilement sur Heroku

  • Installons heroku belt sous windows
  • Ensuite, il faut nous connecter au service heroku via une commande lancée à la racine du projet
    • heroku login
  • Ajoutons la clé ssh de notre nouvelle machine
    • heroku keys:add
  • Ajoutons le dépot heroku à nos dépots distants
    • git remote add heroku git@heroku.com:pibou.git
  • Et envoyons nos modifications sur le dépôt distant heroku (ça prend un moment):
    • git push heroku master

Finalement ca marche

Nous y sommes! Ruby et tous ses amis se sont invités sur notre Windows sans trop de soucis. Git ne semble pas récalcitrant et Aptana s’est montré docile, que demander de plus ?
Nous allons pouvoir reprendre le développement de Pibou sous Windows et découvrir Aptana

@bientôt